Comment diminuer les mensualités de votre crédit immobilier ou consommation

Lorsqu’un particulier signe un contrat de crédit à la consommation, il s’engage à rembourser le montant emprunté sur une durée déterminée via des mensualités ou échéances. Un crédit à la consommation est plafonné à 75 000 € sur une durée pouvant aller jusqu’à 10 ans (11 000 € sur 47 mois en moyenne). Le montant du prêt immobilier, lui, est illimité (dans la limite des possibilités de remboursement de l’emprunteur). Mais au cours de la durée d’engagement, la situation de l’emprunteur peut changer : en cas de perte d’emploi, de charges plus élevées avec l’arrivée d’un enfant, il peut souhaiter diminuer les mensualités de son crédit. Mode d’emploi.


Crédit à la consommation : les mensualités modulables


Les mensualités modulables ont la cote : si la situation de l’emprunteur évolue, il peut contacter l’organisme de crédit et demander à faire baisser le montant de ses mensualités. La modularité des échéances est monnaie courante en matière de prêt immobilier, mais reste plus rare du côté des crédits à la consommation. Le cas échéant, cette procédure n’est souvent autorisée qu’une seule fois par an. Le particulier doit donc rester attentif et se montrer réactif pour adapter les mensualités à sa situation. La possibilité de moduler les mensualités d’un crédit est un critère à prendre en compte au moment du choix du contrat. La souplesse est un réel avantage lors d’un emprunt. Enfin, s’il est possible de faire baisser le montant des échéances, il est également possible de l’augmenter pour faire baisser la durée du crédit. Le coût total du prêt sera alors, à l’inverse, moins élevé.


Le rachat de crédit pour moduler les mensualités


Si le crédit n’est pas modulable ou pas suffisamment,
le particulier peut opter pour un rachat de crédit, dit aussi regroupement de crédits. Pour un contrat de crédit à la consommation non modulable, et donc non renégociable, c’est la seule option dont l’emprunteur dispose pour diminuer ses mensualités de crédit. Le rachat de crédit consiste à faire racheter tous ses crédits (ou une partie) par une banque qui les rassemble et propose alors un nouveau taux, de nouvelles mensualités et une nouvelle durée de remboursement. L’organisme de crédit peut ainsi mettre en place des mensualités inférieures à celles du crédit précédent par l’allongement de cette durée. Il devient alors plus facile pour l’emprunteur au quotidien de gérer ses dépenses. Le montant de la mensualité peut être diminué de manière plus ou moins significative, en fonction des besoins et des possibilités de remboursement de l’emprunteur. Mais faire baisser le montant des échéances entraîne obligatoirement l’augmentation de la durée de remboursement, et donc du coût global du crédit, puisque chaque mensualité supplémentaire génère de nouveaux intérêts.

À noter : deux grands types de rachat de prêt

Un regroupement de crédits peut concerner des crédits à la consommation seuls ou inclure, en plus, un ou plusieurs prêts immobiliers. On parle alors respectivement de rachat de crédit consommation et de rachat de crédit immobilier.


Pénalités de remboursement anticipé : systématiques en cas de rachat ?


Pour ainsi dire, oui. Il faut en effet savoir que dans le cadre d’une opération de rachat de crédit, la nouvelle banque procède au remboursement des prêts auprès de l’ancienne. Or, à partir du moment où cela est stipulé dans le contrat, cette dernière applique ce que l’on appelle des pénalités de remboursement anticipé. Et c’est très souvent le cas ! Le taux maximum applicable varie selon les types de prêts (consommation ou immobilier). Mais de manière générale, pour que l’emprunteur puisse absorber le coût de ces pénalités, le taux du regroupement doit être inférieur d’au moins 1 % par rapport au taux moyen des anciens prêts.


Ai-je intérêt à faire appel à un courtier pour diminuer ma mensualité de crédit ?


Complètement. Principal intermédiaire entre le candidat au regroupement et la banque, le courtier en rachat de crédit connaît tous les rouages de cette opération financière. Il peut donc conseiller l’emprunteur mieux que personne dans sa démarche et l’aider dans la constitution de son dossier. Le courtier est aussi à même de défendre l’emprunteur en l’existence de points négatifs dans son dossier (difficultés, voire incidents de remboursement, par exemple).

Ensuite, grâce à son réseau de collaborateurs (banques, organismes de crédit...) et à sa force de persuasion, le courtier est à même de diminuer les mensualités de crédit de l’emprunteur, tout en obtenant des conditions d’emprunt particulièrement avantageuses permettant de faire baisser le coût total de l’opération :

  • Taux de crédit et taux d’assurance préférentiels ;
  • Frais de dossier réduits, voire nuls ;
  • Allongement de la durée de remboursement limitée ;

C’est là le gros avantage à avoir recours au courtier en rachat de crédit. Généralement, et bien que certains se disent spécialisés en regroupement de prêts immobiliers, le courtier intervient aussi bien dans le cadre d’un rachat de crédit immobilier que consommation.


Comparer par soi-même pour faire baisser ses échéances de prêt, inutile, donc ?


Non, si l’emprunteur passe par un courtier en vue de diminuer sa mensualité de crédit, il peut et doit effectuer des comparatifs en parallèle.
Bien que le courtier en rachat de prêts reste un excellent professionnel, il ne peut mettre en concurrence l’ensemble des banques. Or, qui sait si une offre à taux encore plus attractif que celui proposé par le courtier ne se cache pas parmi les offres actuellement sur le marché ? Pour ôter ce doute de sa tête, l’emprunteur prendra le temps d’effectuer des comparatifs de son côté, en utilisant des comparateurs et outils de simulation en ligne. Bien que cela soit plus chronophage, il peut aussi faire le tour des banques physiques.


Assurance emprunteur : faut-il nécessairement passer par la banque prêteuse ?


Absolument pas. Choisir de diminuer sa mensualité de crédit est une chose, le choix du contrat d’assurance en est une autre ! Depuis la loi 2010-737 du 1er juillet 2010 (dite loi Lagarde), complétée par les lois 2014-344 du 17 mars 2014 et 2017-203 du 22 février 2017 (dites respectivement loi Hamon et loi Sapin 2), les libertés de l’emprunteur se sont largement étendues sur ce point. Ce dernier est ainsi en droit :

  • De refuser l’assurance de crédit proposée par la banque et de prendre une assurance individuelle lors de la souscription d’un contrat de prêt (= délégation d’assurance) ;
  • Mais aussi de résilier et de changer son contrat d’assurance-crédit sans frais dans les 12 mois suivant sa souscription ;
  • Et enfin, de résilier et de changer son contrat d’assurance-crédit à chaque date anniversaire du contrat.

C’est l’occasion, pour l’emprunteur, de faire baisser à tout moment le taux et donc le coût total de son assurance de prêt. Peu importe qu’il souhaite faire baisser ses échéances de prêt grâce à un crédit consommation ou immobilier modulable, ou par le biais d’un regroupement de crédits : ces dispositions sont valables dans tous les cas. La délégation ou le changement d’assurance ne peut toutefois fonctionner que si le nouveau contrat d’assurance couvre des garanties au moins équivalentes à celles du contrat actuel. À défaut, la banque peut s’y opposer.

En faisant le choix de diminuer les mensualités de son crédit, l’emprunteur gagne en pouvoir d’achat, mais s’expose fatalement à une augmentation de son coût total. Sachant pertinemment le risque que cela peut représenter à terme, Younited Credit ne propose pas de modulation d’échéances ou autre. Dès la signature du contrat, vous bénéficiez d’un taux juste. Et comme nous distribuons uniquement des prêts à taux fixe, vos échéances de prêt ne bougent plus pendant toute la durée de remboursement. Déposez votre dossier sans plus attendre et découvrez quel serait le coût total d’un regroupement de crédits chez nous !


Diminuer ses mensualités de crédit : ce qu’il faut retenir

  • À défaut d’avoir un contrat de crédit modulable, l’emprunteur se tournera vers le rachat ou regroupement de crédits.
  • Pour absorber le coût de l’opération de rachat (cf. pénalités de remboursement anticipé), veiller à ce que le taux soit inférieur de 1 % minimum, comparé à la moyenne des anciens crédits.
  • Ne pas hésiter à faire appel à un courtier ni à prendre une assurance individuelle, en vue de diminuer le coût total du prêt.