Quelle est la différence entre endettement, malendettement et surendettement ?

Endettement, malendettement et surendettement sont trois termes couramment utilisés dans le jargon bancaire. Dans ce dossier spécial, nous vous proposons de mieux comprendre et de distinguer chacun d’entre eux.



L’endettement, le surendettement et le malendettement expliqués


Une personne peut être en situation d’endettement, de surendettement ou de malendettement dès lors qu’elle a un ou plusieurs crédits en cours (crédit à la consommation, prêt immobilier…). Voyons ce qui les différencie et les solutions pouvant éventuellement être apportées.

Qu’est-ce que la notion d’endettement ?

On parle d’endettement à partir du moment où un particulier souscrit un emprunt, quels que soient son montant ou sa nature (immobilier, consommation…). L’endettement n’est donc pas nécessairement synonyme d’accumulation de crédits. Et surtout, une personne endettée n’est pas une personne qui rencontre des difficultés financières relatives à ses crédits. L’amalgame entre les deux est fréquent. Pour faire simple, une personne en situation d’endettement est un emprunteur qui rembourse chaque mois les dettes qu’il a contractées.

Quand parle-t-on de surendettement ?

Le surendettement désigne un endettement excessif, se traduisant par un taux d’endettement élevé allant au-delà de 50 %. Dans ce cas, les revenus ne suffisent plus à supporter toutes les dépenses. Un endettement excessif se manifeste par des découverts récurrents et un retard dans le remboursement des dettes. L’emprunteur peut aussi éprouver des difficultés à payer ses charges et autres factures (loyer, gaz, électricité…). Le surendettement peut être la résultante de crédits cumulés (et présentant potentiellement des taux élevés), d’un changement de situation (divorce, chômage…) ou d’un accident de la vie (maladie, par exemple). L’équilibre financier peut également être rompu suite à un mauvais calcul. Mais quelle qu’en soit la raison, les établissements de crédit exigeront de l’emprunteur qu’il rembourse ses dettes. Sans quoi ces derniers appliqueront des pénalités de retard, voire engageront des poursuites à l’encontre de l’emprunteur (intervention d’huissier en vue d’une saisie, notamment). C’est donc toute une vie qui peut basculer !

Bien souvent, l’unique recours au surendettement reste le dépôt d’un dossier de surendettement auprès de la Banque de France. Si après calcul de la capacité de remboursement (c’est-à-dire le montant mensuel pouvant éventuellement être consacré au paiement des dettes), la commission de surendettement estime que la dette peut être remboursée partiellement ou en totalité, deux solutions peuvent être proposées :

  • Soit un plan conventionnel de redressement, visant à tenter une conciliation avec les établissements de crédit (uniquement en cas de possession de bien immobilier) ;
  • Soit des mesures imposées (rééchelonnement de la dette, diminution du taux d’intérêt, effacement partiel de la dette…).

D’une manière générale, dans le cadre d’un plan conventionnel de redressement, la commission estime que pour qu’elle puisse subvenir à ses besoins, une personne doit disposer d’un montant minimum mensuel de 700 €. Ce montant est majoré de 210 euros par personne à charge. Prenons l’exemple d’un couple avec un enfant. Pour vivre dans des conditions décentes, la famille aura besoin d’un montant mensuel de : (700 × 2) + 210 = 1 610 €. Qu’importe donc les mensualités du crédit, la commission ne pourra pas lui laisser moins de 1 610 € par mois. Pour le calcul de la capacité de remboursement, elle déduira ce montant des revenus du foyer. En admettant que ces derniers s’élèvent à 2 700 €, le montant qui pourra être consacré au remboursement des dettes du couple sera égal à : 2 700 – 1 610 = 1 090 €. Bien sûr, ce calcul est simplifié. Il repose sur une base forfaitaire. Chaque cas étant différent, la commission prendra en compte les ressources et charges réelles de l’emprunteur. Il est par exemple évident qu’une personne vivant à Paris ne supportera pas les mêmes charges locatives qu’une autre en province !

Si la dette ne peut pas être remboursée, la commission de surendettement peut :

  • Soit imposer une procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire (en l’absence de patrimoine mobilier ou immobilier) ;
  • Soit une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire (en présence de biens mobiliers ou d’un bien immobilier pouvant être vendus).

Et le malendettement, dans tout ça ?

Le malendettement correspond à une situation financière instable, entraînant des difficultés à faire face à ses dettes. Les ménages malendettés sont ceux qui présentent un taux d’endettement supérieur à 20 % et, le plus souvent, qui supportent des crédits à taux élevés, à l’image du crédit renouvelable. Si le malendettement n’est pas maîtrisé, il peut mener, à terme, au surendettement. Pour sortir du malendettement, la meilleure solution reste de faire un rachat de crédits.

Bon à savoir : les dettes pouvant être incluses dans un rachat de crédit
Les dettes contractées auprès des banques et établissements de crédit ne sont pas les seules à être recevables dans le cadre d’un rachat de crédit. Il est également possible d’y inclure des dettes fiscales, des dettes familiales ou encore des dettes locatives.

À noter que plusieurs paramètres devront être pris en compte pour s’assurer de l’intérêt d’un rachat de crédit, notamment :

  • la durée de remboursement restante (idéalement, elle sera supérieure à la durée écoulée) ;
  • le montant du capital restant dû (ce montant doit être suffisamment élevé) ;
  • le taux d’emprunt (le taux du rachat de crédit sera, dans l’idéal, au moins inférieur de 1 point par rapport au taux moyen des dettes actuelles) ;
  • le montant des frais annexes (frais de dossier relatifs au nouveau crédit, coût de l’assurance, pénalités de remboursement anticipé…).



Capacité d’endettement et effet de levier : deux notions en rapport avec l’endettement


La capacité d’endettement est un élément clé conditionnant l’octroi d’un prêt. Elle représente le montant maximum mensuel pouvant être consacré au remboursement de votre prêt, compte tenu de vos charges et de vos revenus. La capacité d’endettement est directement liée au taux d’endettement. Il est communément admis que ce taux ne doit pas dépasser 33 % des revenus. Mais il peut être revu à la hausse si le montant des revenus et du reste à vivre est suffisamment élevé. À l’inverse, il peut arriver qu’un prêt soit refusé malgré un taux d’endettement bien inférieur à ce seuil. Cela peut par exemple être le cas si le demandeur se montre déraisonnable dans la gestion de son budget.

À noter : quel est le mode de calcul du taux d’endettement ?
Le calcul du taux d’endettement se fait comme suit : (charges/revenus) × 100. Par exemple, si les revenus de votre foyer s’élèvent à 3 700 € et que vous payez des charges à hauteur de 1 100 €, votre taux d’endettement sera de : (1 100/3 700) × 100 = 29,73 %. Vous serez donc considéré par la banque comme potentiellement solvable.

L’effet de levier par endettement, quant à lui, est un terme un peu plus technique. Il correspond à l’écart entre le taux d’emprunt et le taux de rentabilité escompté. Si le taux de rentabilité est supérieur au taux d’emprunt, l’effet de levier est positif. Pour bien comprendre, imaginons que vous achetiez sur fonds propres un bien immobilier d’une valeur de 250 000 €. Un an après, vous le revendez 290 000 €. Le taux de rentabilité est de 20 %.

Maintenant, admettons que vous ayez acheté le même bien immobilier via un emprunt bancaire (125 000 € au taux de 5 %), en complément d’un apport personnel (les 125 000 € restants). Vous revendez le bien, encaissez 290 000 €, puis remboursez votre emprunt (125 000 € + 6 250 € d’intérêts). Vous aurez donc déboursé 125 000 € pour récupérer 158 750 € en fin d’opération, soit un rendement de 27 % (7 points de pourcentage plus). En somme, vous aurez dégagé davantage de bénéfices, avec un apport personnel minimum.

Grâce à ces quelques explications, vous voici devenu un as de l’endettement et de tout ce qui gravite autour. Avec Younited Credit, écartez les risques de malendettement et de surendettement en profitant d’un emprunt aux conditions avantageuses. Prêt personnel à taux fixe et adapté à votre situation, frais minimes et clairement affichés, sans oublier une étude approfondie de votre capacité de remboursement… chez nous, tous les ingrédients sont réunis pour donner vie à vos projets, l’esprit tranquille. Nous rachetons également vos crédits sous les mêmes conditions. Adressez-nous votre dossier et suivez les étapes de traitement de votre demande en temps réel !


Endettement, malendettement, surendettement — ce qu’il faut retenir

  • L’endettement désigne le simple fait d’avoir des dettes, contrairement au surendettement qui correspond à un endettement excessif.
  • Le malendettement correspond à une instabilité financière.
  • La capacité et le taux d’endettement sont deux éléments déterminants lors d’une demande de prêt.