PTZ : comment fonctionne ce dispositif et à qui s’adresse-t-il ?

Pour les foyers à revenus modestes et intermédiaires souhaitant investir dans une résidence principale, le prêt à taux zéro constitue un soutien financier non négligeable. Mais outre les ressources, d’autres conditions d’attribution sont imposées par le gouvernement. Avez-vous droit au PTZ ? Si oui, à quel montant pouvez-vous prétendre ? Découvrez-le sans plus attendre !


PTZ : de quoi s’agit-il et qu’est-il possible de financer avec ce dispositif ?


Le prêt à taux zéro est un prêt aidé sans intérêts. Il peut être accordé uniquement par un établissement de financement ayant signé une convention avec l’État. Pour bénéficier du PTZ, les conditions suivantes doivent être réunies :

  • Ne pas dépasser un certain plafond de revenus ;
  • Utiliser le montant du prêt pour financer l’achat ou la construction d’un logement, des travaux dans un logement existant, ou bien la transformation d’un local en logement ;
  • Ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale durant les deux années précédant la demande.

À noter : des exceptions existent
Cette dernière condition est levée si l’emprunteur est en situation de handicap, d’invalidité, s’il est victime d’une catastrophe naturelle ou technologique, ou s’il est seul usufruitier ou nu-propriétaire de sa résidence principale.

Au plus tard un an après l’achat ou la fin des travaux, le bien immobilier doit devenir la résidence principale de l’emprunteur. Pour une seule et même opération immobilière, ce dernier ne peut bénéficier que d’un seul prêt à taux 0.


Comment déterminer le montant de mon PTZ ?


Qu’il s’agisse d’un logement neuf ou d’un logement ancien, le plafond de ressources retenu est similaire. Par contre, dans le cas d’un logement neuf, le PTZ peut servir à financer jusqu’à 40 % du coût de l’opération, contre 10 % pour un logement ancien.

Concernant le montant du prêt à taux zéro, il dépend de trois facteurs : le nombre d’occupants, la zone géographique du logement et le coût de l’opération. À compter de janvier 2020, dans les zones A bis, A et B1, ce prêt ne s’appliquera plus que sur une résidence principale neuve. En zones B2 et C, seul un bien ancien pourra encore être concerné.

Voici le détail des montants maximums accordés par zone :

  • Zones A bis et A : 150 000, 210 000, 255 000, 300 000 ou 345 000 € selon que le logement comporte 1, 2, 3, 4 ou 5 occupants et plus ;
  • Zone B1 : 135 000, 189 000, 230 000, 270 000 ou 311 000 € selon que le logement comporte 1, 2, 3, 4 ou 5 occupants et plus ;
  • Zone B2 : 110 000, 154 000, 187 000, 220 000 ou 253 000 € selon que le logement comporte 1, 2, 3, 4 ou 5 occupants et plus ;
  • Zone C : 100 000, 140 000, 170 000, 200 000 ou 230 000 € selon que le logement comporte 1, 2, 3, 4 ou 5 occupants et plus.

À noter : les principaux éléments pris en compte dans le coût de l’opération
Le coût total de l’opération inclut essentiellement le prix d’achat ou de construction du bien immobilier, les frais de négociation du notaire, ainsi que les travaux éventuels. L’achat de meubles meublants, les droits d’enregistrement et autres frais d’acte notarié sont exclus.


Mieux comprendre le fonctionnement du PTZ au travers d’un exemple
 :
Un couple avec un enfant souhaite acheter un bien immobilier ancien d’une valeur de 175 000 € en zone C. Ses ressources cumulées s’élèvent à 35 000 €. Le plafond de revenus étant fixé à 40 800 € pour cette zone compte tenu du nombre d’occupants (trois), le couple peut prétendre au prêt à taux 0, pour un montant maximal de 170 000 €.


Le montant de leur PTZ sera donc de : 170 000 × 40 % = 70 000 €.
Si la valeur de leur bien immobilier avait été inférieure à 170 000 €, le calcul se serait fait sur la base de son prix, et non sur le montant maximum du PTZ.


PTZ : durée et modalités de remboursement


La durée de remboursement d’un prêt à taux zéro est de 20 à 25 ans. Elle dépend essentiellement de la zone géographique du logement, de la composition et des ressources du foyer, ainsi que du coût de l’opération.

Cette durée se décompose en deux périodes. La première période est dite « de différé » et s’étend sur 5, 10 ou 15 ans en fonction des revenus. Pendant ce laps de temps, l’emprunteur n’effectue aucun remboursement. S’en suit la période de remboursement du prêt à taux 0, allant de 10 à 15 ans.


Que devient mon PTZ si je revends mon bien immobilier ?


L’achat d’un nouveau bien immobilier au titre de résidence principale n’entraîne pas l’annulation du prêt à taux 0 en cours. L’emprunteur a la possibilité de le transférer s’il revend le bien initial, sous réserve d’accord de la banque. Le capital restant dû pourra alors être utilisé pour financer la nouvelle opération immobilière.


Un PTZ, c’est donc insuffisant pour financer un logement : comment faire face ?


Pour financer la part restante de l’opération, l’emprunteur dispose de deux grandes options. Il peut compléter son prêt à taux zéro :

  • Soit avec un crédit immobilier si l’opération concerne un achat + éventuellement des travaux ;
  • Soit avec un crédit à la consommation, uniquement pour la partie travaux.

Pour des travaux, le prêt personnel se révèle particulièrement intéressant, surtout du fait de sa flexibilité. L’emprunteur peut utiliser librement le montant du prêt, que ce soit pour l’achat d’équipements, de matériaux de construction, ou encore pour financer les prestations des professionnels réalisant les travaux. En fonction de ses ressources, principalement, il peut prétendre à un montant de prêt relativement important, pouvant aller jusqu’à 75 000 €.

Nous l’avons vu : à moins de disposer d’un apport suffisant, le prêt à taux zéro contraint l’emprunteur à trouver une solution de financement complémentaire. Pour couvrir vos travaux en totalité tout en bénéficiant des meilleures conditions d’emprunt, faites confiance à Younited Credit, précurseur en matière de prêt personnel en ligne entre particuliers. Rendez-vous sur notre simulateur pour une première estimation du coût de votre prêt !


Les points-clés à retenir sur le prêt à taux zéro

  • Prêt sans intérêts soumis à conditions et plafonné, selon la situation géographique du logement et la composition du foyer.
  • Durée de remboursement de ce prêt : 20 à 25 ans.
  • Peut être complété par un crédit immobilier ou un crédit à la consommation, selon les cas.