L'assurance prêt immobilier : les conseils de Younited Credit

L’assurance de prêt immobilier, l’assurance-crédit ou encore l’assurance emprunteur désignent la même intention : protéger la banque mais aussi le bien de l’emprunteur d’un éventuel impayé en cas de décès, d’accident ou de perte d’emploi.

Exigée en raison du montant des capitaux prêtés, elle augmente le coût total du crédit dans la mesure où elle est calculée sur toute sa durée. Elle peut ainsi atteindre jusqu’à 40 % du montant emprunté. Pas vraiment une bonne affaire actuellement en raison des taux d’intérêts très bas.

 

Que représente réellement le coût de l’assurance ?

 

Le taux d’assurance s’ajoute au taux de l’argent, soit selon les assurances entre 0,20 % et 0,60 %. Les assureurs se basent sur l’âge de l’emprunteur, sur son état de santé, sur les risques particuliers auxquels il est exposé en raison de son métier ou de sports à risques, et sur la durée du crédit immobilier.

Par ailleurs, des exclusions sont prévues au contrat en vue de défausser l’assureur de toute indemnisation.

 

Peut-on choisir son assurance ?

 

L’organisme bancaire qui octroie le prêt immobilier proposera son assurance de groupe dont les tarifs et les garanties sont identiques pour tous les souscripteurs. Depuis la loi Lagarde en 2010 puis la loi Hamon en 2014 et enfin la loi Sapin II en 2017, la délégation d’assurance permet à l’emprunteur de choisir lui-même son assureur. Il a donc la possibilité de souscrire des garanties personnalisées et de faire jouer la concurrence, avec de réelles économies à la clé.

Concrètement, ces lois obligent l’organisme bancaire à fournir à l’emprunteur une fiche d’exigences décrivant les garanties offertes, le taux et le coût global de l’assurance du prêt immobilier. Il est par ailleurs en droit de refuser le crédit si les garanties ne sont pas similaires.

 

Les garanties indispensables

 

Le prix n’est pas le seul critère de comparaison. La protection doit au moins comprendre :

- le décès ;
- la perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) ;
- l’invalidité permanente et totale (IPT) ;
- l’invalidité permanente et partielle (IPP).

Si l’emprunteur exerce une profession libérale, il aura intérêt à souscrire une garantie IP Pro (invalidité professionnelle) à condition que le contrat précise que l’invalidité l’empêche d’exercer "sa profession" et non "toute activité professionnelle", auquel cas il ne serait pas indemnisé.