Taux d'emprunt crédit consommation : de 1988 à 2018

Si de plus en plus de Français sont en capacité d’acheter un logement grâce à des taux d’emprunt immobilier particulièrement attractifs, le crédit consommation est quant à lui en berne. En effet, le taux crédit conso n’a pas suivi le même parcours. Retour sur la lente dégradation du crédit conso.

 

Crise des crédits conso : constat et conséquences

 

Dans les années 1980, le recours au crédit à la consommation était courant. Les ménages français avaient foi en l’avenir et n’hésitez pas à contracter un crédit pour acquérir un véhicule, des meubles, des instruments de musique ou pour voyager par exemple. Les taux du crédit conso n’étaient pourtant pas particulièrement attractifs. Dans les années 1990, le chômage s’est progressivement installé et a commencé à impacter la consommation des ménages.

Et, depuis la crise bancaire et financière qui a touché le pays et les pays industrialisés en 2008, les taux d’emprunt ont certes chuté, mais la confiance en l’avenir s’est encore dégradée. Aussi, alors qu’un tiers des ménages détenaient un crédit consommation, ils n’étaient plus qu’un quart en 2014. Cette baisse est jugée néfaste pour l’économie puisque l’investissement et la consommation ralentissent au profit de l’épargne.

 

L’explication : des taux et des dispositifs dissuasifs

 

Si les Français sont globalement prudents et ne sont pas très favorables au crédit conso, la tendance à la baisse de ce type de crédit est claire. Cela s’explique par des taux crédit conso plutôt dissuasifs malgré une évolution des taux propices à l’emprunt. En outre, plusieurs lois encadrent par exemple le crédit revolving et les pratiques de certains vendeurs qui démarchent à domicile. Ces dispositifs des ministres Christine Lagarde puis Benoît Hamon visant à protéger les consommateurs ont eu pour effet de freiner la consommation.

 

La fin de la crise du crédit conso ?

 

Après 30 années délicates pour le crédit conso, comment entrevoir l’avenir ? La Banque de France nous permet d’être plus optimistes. Elle note en effet une accélération des crédits à la consommation accordés aux particuliers au cours de l’année 2017. Après une croissance évaluée à 4,7 % en juin, elle atteint 5,5 % en septembre 2017. La Banque de France confirme que les crédits renouvelables sont de moins en moins utilisés, mais observe une progression significative des crédits automobiles.