Investir à l’étranger : les avantages et les inconvénients

Les investisseurs français ont la possibilité de placer tout ou partie de leur patrimoine dans un pays étranger. Investir à l’étranger est une pratique légale : il faut simplement respecter la réglementation fiscale française et déclarer aux services fiscaux ce qui a été investi hors de France, via la déclaration de patrimoine. Cela permet à l’État de prévenir le blanchiment d’argent. Dès lors, de multiples possibilités s’ouvrent aux citoyens français : si certains décident d’investir sur le marché de l’immobilier, il est aussi possible d’opter pour un investissement dans une entreprise.


Investir à l’étranger : à quoi s’attendre d’un point de vue fiscal ?


Selon la loi, toute personne qui sort de France avec plus de 10 000 euros en espèces doit le signaler à la douane via un formulaire. Cette règle s’applique aussi aux virements effectués vers l’étranger, notamment dans le cas du transfert d’épargne. Aujourd’hui, de nombreux investisseurs français sont séduits par les paradis fiscaux où, en théorie, l’argent placé n’est pas imposable.

Mais l’idée qu’investir à l’étranger permet de s’affranchir de tout impôt est fausse : la loi française indique que tout citoyen qui possède sa résidence fiscale en France doit payer l’impôt français sur l’intégralité de ses revenus… même ceux qui proviennent d’un autre pays. En termes de fiscalité, l’investissement en pays étranger ne présente donc aucun intérêt pour les Français.

Bon à savoir : la douane veille quant à la bonne application de la fiscalité...
Même avec moins de 10 000 euros en poche, l’administration fiscale peut vous tomber dessus. En effet, si vous multipliez les allées et venues entre la France et l’étranger en transportant plusieurs centaines ou milliers d’euros à chaque fois, vous n’êtes pas à l’abri d’une dénonciation de la part de la douane.

Pour rappel, un résident français est considéré comme tel s’il remplit au moins l’une des conditions suivantes :

  • Son foyer fiscal ou familial est établi en France ;
  • Il exerce sa principale activité professionnelle en France ;
  • Il séjourne plus de six mois par an en France ;
  • Il détient le centre de ses activités économiques en France (c’est-à-dire qu’il y tire la majeure partie de ses revenus d’investissement).

Un particulier qui vit toute l’année à l’étranger, mais qui possède l’essentiel de son patrimoine en France, est donc soumis à l’impôt sur le revenu.


Où investir à l’étranger ?


Ces bons chiffres amènent à être confiants pour l’avenir : le Gouvernement table sur 1,5 % de croissance pour le PIB à la fin de l’année. Pour investir hors de France, certains particuliers choisissent d’acheter dans l’immobilier : certaines zones, comme la péninsule Ibérique, offrent de très belles perspectives sous réserve que le marché ne s’effondre pas, comme ce fût le cas en Espagne dans les années 2000. Par ailleurs, il est fréquemment complexe et coûteux d’effectuer des allers et retours pour gérer son patrimoine à l’étranger et l’entretenir. Les investisseurs français préfèrent donc majoritairement se tourner vers les placements mobiliers. Ce type d’investissement est possible via :

  • des Sicav (sociétés d’investissement à capital variable) ;
  • des FCP (fonds communs de placement) ;
  • des obligations (l’investissement repose non pas sur un capital, mais sur une créance, ce qui s’avère souvent plus sûr : en effet, les revenus dégagés sont fixes).

Ces biens sont de plus en plus proposés aux investisseurs français, et beaucoup sont agréés. Ces fonds d’investissement sont confiés à des gestionnaires qui, la plupart du temps, placent l’intégralité de la somme des investisseurs sur un marché étranger. Les investisseurs peuvent alors espérer un excellent rendement. Par ailleurs, ces fonds sont souvent plus spécialisés : soit dans une zone géographique précise, soit sur un certain type d’actions.


Comment faciliter la gestion de son patrimoine immobilier à l’étranger ?


Qu’importe le pays où l’on envisage d’investir son patrimoine, le numérique ouvre aujourd’hui de nouvelles portes aux investisseurs étrangers. Depuis la France comme ailleurs, il est possible de confier à une société de gestion locative locale toutes les tâches liées à la location de votre bien immobilier. De la recherche de locataire au paiement de la quittance de loyer — celui-ci représentant tout ou partie de vos revenus — en passant par les interventions fortuites (fuite d’eau, par exemple), la société de gestion locative se charge de tout et vous donne, en temps réel, un suivi complet concernant votre bien immobilier. Une aubaine pour tous ceux qui désirent investir à l’étranger, mais qui ne peuvent pas s’occuper de leur patrimoine immobilier ! Les sociétés de gestion locatives sont aussi à même de conseiller les investisseurs étrangers sur leur régime fiscal, que ce soit durant la période de location ou en cas de vente du bien immobilier.

Côté prix, il n’y a pas photo entre une société de gestion locative et une agence immobilière classique : jusqu’à moitié moins pour la première (6 % des encaissements en moyenne, rien qu’en France). De quoi optimiser largement la rentabilité de votre investissement, d’autant que vous éviterez les déplacements à l’étranger. Rien qu’entre la France et l’Espagne, le prix minimum du billet avoisine les 50 € (soit une centaine d’euros aller-retour). Le calcul est vite fait ! Et c’est sans compter le temps investi.


Comment investir sur le marché étranger ?


En ce qui concerne l’investissement immobilier, le sud de l’Europe est une zone intéressante : en Espagne, au Portugal, en Croatie ou en Grèce, investir dans la pierre s’avère beaucoup moins coûteux qu’en France, avec à la clé un meilleur rendement. Ces régions sont en effet très attrayantes pour les étrangers et il est facile de mettre son bien en location.

Néanmoins, le marché de l’immobilier est très instable dans ces pays, et il faut donc être très renseigné avant de passer à l’acte. Comme en France, l’inversion du marché reste en effet possible. Preuve en est avec la crise de 2008, qui a fait s’écrouler le prix des biens immobiliers dans ces régions : le marché immobilier espagnol a alors enregistré une baisse historique de 30 %. Il faut également se tenir au courant des délais de vente qui varient selon les spécificités locales, et connaître les procédures du pays pour l’achat d’un bien immobilier. Ainsi, les frais d’acquisition peuvent varier du simple au double selon le lieu où on achète. Et une fois que le choix est fait, il est possible de contracter un prêt en France pour acheter à l’étranger : certains agents spécialisés proposent des crédits pour les particuliers qui souhaitent investir à l’étranger.


Pourquoi investir à l’étranger ?


Mise à part la loi fiscale française, très à cheval sur la déclaration de patrimoine lors d’un investissement à l’étranger, il existe peu de contraintes pour les particuliers qui souhaitent investir à l’étranger. Au contraire, de nombreuses raisons incitent les Français à sauter le pas :

  • Dans l’immobilier, les prix attractifs de certains pays permettent aux investisseurs français de s’acheter une résidence secondaire à un moindre prix comparé à la France. Ces ménages peuvent en effet avoir recours à un prêt personnel plus facilement si le prix d’achat est raisonnable.
  • Quand le marché français va mal, posséder un bien dans une région en bonne santé économique s’avère rassurant. D’autres pays, comme le Brésil ou la Chine, sont en pleine expansion : investir sur ce marché est parfois plus risqué, mais peut assurer aux investisseurs un bon rendement et contribuer au développement économique de ces régions.


Quelles sont les conditions liées au prêt personnel et son alternative?


Comme tout crédit à la consommation, le prêt personnel ne peut excéder 75 000 €. Les investisseurs peuvent le rembourser sur une période de 72 voire 84 mois maximum. L’avantage, c’est que vous n’avez pas à justifier de son utilisation. Chez Younited Credit, soyez sûr de bénéficier d’un prêt personnel à prix concurrentiel pour assurer votre investissement immobilier à l’étranger ! Si le prix du bien est supérieur à 75 000 €, il est possible de contracter un prêt hypothécaire pour votre achat à l’étranger. Ce type de prêt est réservé aux propriétaires d’un bien immobilier. Par contre, la banque exigera que l’hypothèque soit faite sur un bien situé sur le territoire français, et non pas sur celui acquis à l’étranger. Le patrimoine immobilier en pays étranger ne peut en effet faire l’objet d’une saisie. Il s’agit d’un droit applicable en France. Autre solution : le crédit lombard, qui consiste pour les investisseurs à nantir leurs actifs.

Si diversifier son patrimoine en tablant sur l’immobilier locatif est intéressant en France, investir à l’étranger peut l’être encore plus. L’essentiel est de bien se renseigner au préalable afin de s’assurer d’un investissement viable, qui vous assure une bonne rentabilité sur le long terme.


Ce qu’il faut retenir si vous envisagez d’investir à l’étranger :

  • Aucun avantage fiscal : l’impôt sur les revenus locatifs, même provenant d’un pays étranger, reste dû en France.
  • Viser le sud de l’Europe (pays comme l’Espagne, la Grèce...) : les prix de l’immobilier y sont beaucoup plus attractifs qu’en France.
  • Plusieurs solutions pour l’achat du bien : prêt personnel (jusqu’à 75 000 €), crédit hypothécaire, crédit lombard.