9 grandes mesures entourant la loi de finances 2020 en matière d’immobilier

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La loi de finances 2020, il est peu probable que vous n’en ayez pas entendu parler. Mais peut-être n’êtes-vous pas au fait de toutes les mesures instaurées par l’État, notamment pour tout ce qui touche à l’immobilier.


Projet de la loi de finances 2020 : qu’est-ce qui change (ou demeure) ?


En matière d’immobilier, le moins que l’on puisse dire, c’est que la loi de finances de 2020 va engendrer de nombreux bouleversements. Dispositif PTZ (prêt à taux zéro), défiscalisation Denormandie, Pinel, Malraux, crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), taxe d’habitation, taxe foncière… Que deviennent les dispositifs d’aide au financement de l’État ? À quoi s’attendre côté impôt ? Découvrez l’impact de ce projet de loi !

  1. Maintien du dispositif PTZ sur l’ensemble du territoire

À l’origine, le projet de la loi de finances 2020 prévoyait la suppression du dispositif PTZ (crédit à taux nul) pour tout logement neuf situé en zones B2 ou C. En fin de compte, l’État a maintenu le prêt à taux zéro sur tout le territoire national jusqu’au 31 décembre 2021.

  1. Transformation du CITE en prime de rénovation énergétique

Jusqu’à fin 2019, le crédit d’impôt pour la transition énergétique n’était pas soumis à plafond de ressources. Avec l’entrée en vigueur du projet de la loi de finances 2020, c’est désormais chose révolue ! Le CITE va progressivement être transformé en prime de rénovation énergétique (MaPrimeRenov) en faveur des ménages à revenus modestes. Il sera définitivement supprimé fin décembre 2020. Durant la période transitoire, seuls les ménages percevant des revenus intermédiaires, et donc non éligibles à la prime de rénovation, pourront continuer de bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique.

À noter : revenu fiscal de référence maximum pour bénéficier du CITE
Le plafond du revenu fiscal de référence est fixé à 27 706 euros pour une part de quotient familial. Ce plafond est majoré de 8 209 euros pour la 1re et la 2de demi-part. À partir de la 3e part, une majoration de 6 157 euros est appliquée.
Pour rappel, le crédit d’impôt pour la transition énergétique est cumulable avec l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ).

  1. Baisse puis suppression de la taxe d’habitation

Dans la loi de finances 2020, l’État a aussi intégré la baisse progressive de la taxe d’habitation, avant sa suppression pour l’ensemble des ménages en 2023. Cela concerne les résidences utilisées à titre de logement principal. Si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain plafond, vous n’aurez pas de taxe d’habitation à payer en 2020.

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  1. Prolongation du dispositif Cosse, ou « Louer abordable »

Le dispositif Cosse, aussi appelé Louer abordable, est renouvelé jusqu’au 31 décembre 2022. Louer abordable permet aux propriétaires bailleurs de profiter d’une baisse de leur impôt foncier pouvant aller jusqu’à 85 % : un taux plus qu’intéressant ! Cette réduction d’impôt varie en fonction de l’implantation du logement et du type de convention.

  1. Reconduction et déploiement du dispositif de défiscalisation Denormandie

Le dispositif de défiscalisation Denormandie est toujours d’actualité. Ce dispositif, qui ouvre droit à une réduction d’impôt pour les bailleurs investissant dans un logement ancien, est reconduit jusqu’au 31 décembre 2022. Autre bonne nouvelle : si votre logement se situe en dehors du centre-ville, vous avez aussi désormais la possibilité d’en bénéficier (sous réserve que votre commune soit éligible).

  1. Reconduction du dispositif Malraux

Comme pour le dispositif de défiscalisation Denormandie, l’État a prorogé le dispositif Malraux sur 3 ans. Dédiée aux investisseurs locatifs réalisant des travaux de rénovation à visée historique ou esthétique, cette loi prévoit une réduction d’impôt de l’ordre de 30 % maximum.<

  1. Maintien des dispositifs Pinel et Censi-Bouvard

La prorogation de ces deux lois peut réjouir les investisseurs locatifs, qui continueront de profiter d’une réduction d’impôt. Cette baisse d’impôt est maintenue à 11 % pour le dispositif Censi-Bouvard et à 21 % maximum pour le dispositif Pinel. Pour rappel, le premier concerne les bailleurs louant un logement meublé en résidence services, le second les bailleurs louant un logement vide.


D’autres changements attendus dans le cadre de la loi de finances 2020 ?

Le projet de la loi de finances 2020 prévoit d’autres réformes à court et moyen terme.

  1. Étendue de la prime de rénovation énergétique à l’horizon 2021

Après la suppression du CITE au 1er janvier 2021, la prime de rénovation énergétique MaPrimeRenov s’étendra à tous les ménages, à l’exception des plus aisés (déciles 9 et 10).

  1. Révision des valeurs locatives des locaux d’habitation dès 2023

La dernière actualisation des valeurs locatives date de 1970, soit 50 ans. Leur réforme est à présent inscrite dans le projet de la loi de finances 2020. Elle va se faire en deux temps :

  • Déclaration à l’administration, par les propriétaires bailleurs, des informations concernant leur logement (date limite : fin du 1er semestre 2023) ;
  • Réforme de la taxe foncière courant 2026 (la taxe foncière sera la seule concernée, puisque la taxe d’habitation aura disparu).


Pour conclure, le projet de la loi de finances de 2020 augure des changements plutôt positifs, que ce soit du côté des contribuables propriétaires, bailleurs ou locataires.


Les points-clés à retenir sur la loi de finances 2020

  • Certaines mesures, comme la prime de rénovation énergétique, ont pris effet au 1er janvier 2020.
  • D’autres, telles que la révision des valeurs locatives, s’appliqueront dans un avenir un peu plus lointain.
  • La révision des valeurs locatives va engendrer une réforme de la taxe foncière.