Le rachat de crédit : une solution à envisager avec prudence

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  1. Rachat de crédit solution prudence

Le rachat de crédit : une solution à envisager avec prudence

 

La solution du rachat de crédit semble intéressante : elle permet de faire diminuer le montant des mensualités cumulées des différents crédits en cours et donc, a priori, de faciliter la gestion de son budget. Attention toutefois : derrière l’apparence d’une amélioration du niveau de vie se cachent quelques pièges plus coûteux à long terme, ou la perte d’avantages fiscaux. Il existe quelques précautions à prendre pour éviter les risques.

 

Toujours vérifier le coût total dans le cadre du rachat de crédit


Un rachat de crédit ne doit pas s’envisager pour la simple réduction des montants à rembourser tous les mois, mais dans sa globalité. Il faut effectivement prendre en compte les frais de rachat de crédit, les indemnités dues pour remboursement anticipé ou, dans le cas d’un regroupement de crédit qui inclut un prêt immobilier, une prise d’hypothèque. De plus, la durée de remboursement lors d’un rachat de crédit est généralement plus longue que certains emprunts en cours. Autant d’éléments qui augmentent considérablement le coût total du crédit. Lors des différentes propositions, la donnée à comparer pour étudier la meilleure offre est le TEG (Taux effectif global) qui englobe tous les frais, le seul taux de base n’est pas suffisant pour évaluer le coût du rachat de crédit.

 

Un rachat de crédit peut impliquer la perte d’avantages fiscaux


Lorsqu’un prêt immobilier est intégré à un regroupement de crédit, cela implique de renoncer aux avantages liés au prêt, à savoir le PTZ, le prêt à l’accession sociale ou le 1 % logement, ainsi qu’à l’éventuelle APL accordée. De même, le crédit d’impôt alloué sur les intérêts du prêt immobilier pour les cinq premières années, ou sept ans dans le cas de l’achat d’un logement dans un bâtiment basse consommation (BBC), sera supprimé. Certains rachats de crédit permettent de maintenir cet avantage, la déduction fiscale s’appliquera alors sur les intérêts du nouveau crédit.

Dernier cas où la vigilance est de mise : pour les investissements locatifs en défiscalisation. Il faut alors mentionner la vocation du rachat de crédit, à savoir le remboursement ou la substitution au prêt initial, et ce nouveau prêt devra être stipulé dans la déclaration de revenus comme remplaçant le précédent. Dans ces deux derniers cas, les intérêts ouvrant droit à déduction fiscale ne doivent pas excéder ceux des prêts de base.

 

Les conséquences du non-remboursement d’un rachat de crédit


Comme pour tout prêt, un rachat de crédit exige que l’emprunteur soit en mesure de rembourser ses échéances. Un rachat de crédit offre moins de souplesse encore qu’un emprunt classique. Les agios sont plus élevés et l’emprunteur peut perdre jusqu’à son logement en cas d’hypothèque. Il est conseillé aux personnes insolvables de déposer un dossier auprès de la commission de surendettement pour éviter toute saisie. A savoir cependant que toute demande de dossier dans un délai proche de la demande de rachat de crédit peut faire annuler la procédure.

 

Pour éviter les pièges du rachat de crédit, comparez !


Avant de lancer une opération de regroupement de crédit, il est bon d’étudier différentes propositions. Le mieux est de faire appel à un courtier, après avoir vérifié qu’il répond bien d’une réglementation en tant qu’IOB (Intermédiaire en opération bancaire). Les différents organismes de rachat ou établissements bancaires sont également à la disposition des emprunteurs pour leur soumettre leur meilleure offre. Younited Credit propose par ailleurs son simulateur de crédit en ligne, puis une mise en contact avec un conseiller.

 

Se référer à son tableau d’amortissement


Selon la durée écoulée des différents prêts en cours, le rachat de crédit n’est pas une bonne solution. Effectivement, au-delà de la moitié du remboursement du crédit, les frais et pénalités du regroupement de crédit rendent l’opération infructueuse. Il est bon d’étudier les tableaux d’amortissement et les capitaux restants dus avant de se lancer dans un regroupement de crédit, sous peine de repartir avec des mensualités plus lourdes en intérêts qu’en remboursement de capital. Pour que l’option du rachat de crédit reste rentable, la différence des taux entre les deux crédits entre en jeu :

  • dans le premier tiers de votre remboursement, le rachat est intéressant si les taux diffèrent d’au moins un point ;
  • le delta doit monter à au moins deux points dans le deuxième tiers ;
  • au-delà, dans le troisième tiers de votre remboursement en cours, le rachat de crédit n’est pas à envisager.

 

Etudier le coût global du rachat de crédit


Pour éviter le risque d’un coût global supérieur aux coûts des crédits encours, toutes les données du rachat de crédit doivent être étudiées de près :

  • allongement des durées de remboursement ;
  • frais de dossier ;
  • assurances ;
  • hypothèque ;

C’est le montant total du rachat de crédit qui doit être facteur de la décision finale. Autre information importante : la vigilance est de mise quant à la nature du taux annoncé pour un regroupement de crédit. Une proposition à taux variable, intéressante au premier abord, peut s’avérer dangereuse à moyen terme. De plus, les taux variables ne permettent pas d’établir de tableaux d’amortissement précis et fixes pour la durée du remboursement.