Endettement/surendettement : le rachat de crédit est-il une bonne solution ?

Continuer (Sans engagement)
 

Le rachat ou regroupement de crédit peut concerner le prêt immobilier, mais également les crédits à la consommation tels que le crédit affecté, le prêt personnel ou le crédit renouvelable. Lorsqu’un emprunteur cumule plusieurs crédits consommation et qu’il souhaite diminuer ses mensualités ou financer de nouveaux projets, il peut demander un rachat de crédit. Un organisme de prêt ou un établissement bancaire rassemble alors tous les crédits en un seul en déterminant un nouveau taux, une nouvelle mensualité et une nouvelle durée de remboursement. Mais le rachat de crédit est-il vraiment une bonne solution, y compris lorsque l’on est en situation de surendettement ?


Que prendre en compte avant de faire un rachat de crédit ?


Qu’importe votre situation, trois grands facteurs vont influencer votre décision et vous aider à définir si oui ou non, le rachat de crédit est une bonne solution.

Rachat de crédit : le TAEG

Sur une offre de contrat de crédit, il ne faut pas seulement regarder le taux d’intérêt (ou taux nominal) sur la somme d’argent empruntée. Il faut également prendre en compte les frais annexes et les frais de dossier. Au moment de faire racheter son crédit, l’emprunteur doit s’intéresser au Taux Annuel Effectif Global (TAEG) qui prend en compte tous ces paramètres. C’est le taux de référence pour évaluer la rentabilité du rachat de crédit.

Rachat de crédit : l’actualité du marché

Les taux d’intérêt évoluent et peuvent varier très fortement selon l’activité du marché financier. Pour déterminer son taux de rachat, il faut donc se tenir informé des taux d’intérêt du moment et profiter d’une baisse, si c’est le cas par exemple. Un taux d’emprunt plus intéressant peut permettre à l’emprunteur d’augmenter son pouvoir d’achat, et ainsi, soit de financer un nouveau projet, soit de pallier une baisse de revenus.

Rachat de crédit : les crédits en cours

Le taux de rachat de crédit dépend enfin des crédits concernés. Il faut prendre en compte les taux d’intérêt de ces crédits et veiller à ce que le taux de rachat soit inférieur aux précédents. Il est également important de regarder la durée restante des crédits. Si l’emprunteur a déjà remboursé une grosse partie de son crédit, il doit négocier un rachat de crédit sur une durée plus courte car il aura déjà payé une bonne partie des intérêts. Par exemple pour un crédit prévu sur 60 mensualités dont 36 mensualités ont déjà été payées, le taux de rachat de crédit se détermine sur une durée de 24 mois et plus de 60 comme au départ. Les taux d’intérêt peuvent alors être plus intéressants. La durée restante peut également être redéfinie et rallongée pour permettre de baisser davantage la mensualité du prêt.


Rachat de crédit et surendettement, compatibles ?


L’acceptation de votre dossier de rachat de prêt est essentiellement conditionnée par votre situation financière
. Si l’emprunteur a du mal à faire face à ses mensualités de remboursement et flirte avec le surendettement, mais qu’il n’est pas fiché à la Banque de France, faire racheter ou regrouper ses prêts en cours reste possible.

Une opération de rachat de crédits est effectuée auprès de la banque ayant initialement accordé les prêts en question, tandis qu’une opération de regroupement de crédits s’effectue auprès d’un établissement tiers. Dans le second cas, attention aux pénalités de remboursement anticipé (PRA), dites aussi indemnités de remboursement anticipé (IRA).

Pour décider de prendre en charge ou non votre dossier de financement, la banque ou la société de crédit se reposera sur ce que l’on appelle le scoring bancaire. Ce dernier rassemble différents facteurs, tels que :

  • La situation familiale de l’emprunteur ;
  • Sa situation professionnelle ;
  • La nature de son contrat de travail ;
  • Le montant de ses revenus ;
  • Son âge.

En cas de refus à la suite de sa demande de rachat, l’emprunteur n’aura peut-être d’autre choix que de déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France. La gestion de son dossier et la suite à donner sur celui-ci seront alors entre ses mains, et entre ses mains seulement…


Rachat de crédit : à combien se montent les pénalités de remboursement anticipé ?


Ces pénalités varient selon le type de crédit faisant l’objet du remboursement anticipé (prêt immobilier ou prêt à la consommation). Mais dans tous les cas, elles sont plafonnées. À ceux qui sont ou non en situation de surendettement et qui s’inquiètent de savoir si le rachat de crédit est une bonne solution, les informations qui suivent les aideront à trancher définitivement

Pénalités dues dans le cas d’un prêt à la consommation

Ici, la durée de remboursement restant à courir prédomine. Pour un prêt à la consommation, le coût des pénalités ne peut ainsi dépasser :

  • 1 % du montant remboursé s’il reste plus de 12 mensualités à payer ;
  • 0,5 % du montant remboursé s’il reste moins de 12 mensualités à payer.

Par contre, les PRA ne s’appliquent pas si l’emprunteur effectue un remboursement dont le montant est inférieur à 10 000 € sur une durée de 12 mois. À savoir aussi que le crédit renouvelable n’est aucunement concerné par ces pénalités, peu importe le montant remboursé ou la durée de remboursement restante.

Pénalités dues dans le cas d’un prêt immobilier

Le coût des pénalités de remboursement anticipé dans le cadre d’un crédit immobilier se limite à :

  • 6 mois d’intérêts sur le capital remboursé par anticipation au taux moyen du prêt ;
  • ou 3 % du capital restant dû avant le remboursement anticipé.

L’établissement de financement retiendra l’option la plus avantageuse pour l’emprunteur.

À noter : la renégociation de prêt, une option à saisir
Si le coût du rachat est plus élevé comparé au coût restant de vos crédits actuels, mieux vaut tenter une renégociation pour chacun d’entre eux pour voir ce qui est finalement le plus avantageux. Pour rappel, une renégociation de prêt se fait auprès de la banque ou de la société de crédit émettrice. Cette opération n’est toutefois possible que dans le cadre d’un prêt immobilier, le crédit consommation étant en effet exclu, quelle que soit sa forme (prêt personnel, crédit affecté…).

Dans tous les cas, l’emprunteur ne doit pas hésiter à faire appel à un courtier. Tout en sachant qu’un courtier ne peut vous facturer ses prestations que si vous acceptez l’offre qu’il vous aura proposée.

À la question « le rachat de crédit est-il une bonne solution ? », nous répondrons : tout dépend de la situation. Le taux lié à l’opération a aussi son importance. Younited Crédit, spécialiste en France du prêt personnel entre particuliers, rachète tous vos prêts à la consommation sans surcoût et sans frais cachés. Comparez, vous verrez ! Pour obtenir une offre ferme et définitive sous 24 h, adressez-nous votre dossier complet. En cas d’accord, la somme d’argent sollicitée vous parvient en un temps record (dans le respect du délai légal de rétractation).


Le rachat de crédit est-il une bonne solution ? Ce qu’il faut retenir…

  • Avant toute chose, étudier le taux proposé et le comparer aux taux du marché.
  • N’oubliez pas de prendre en considération la durée de remboursement restante sur les crédits en cours pour limiter les intérêts.
  • Si vous êtes en situation de surendettement sans fichage à la Banque de France, vous restez potentiellement éligible, à condition que votre dossier suive (parmi les éléments étudiés, la situation professionnelle, la situation familiale et les revenus).
  • Méfiez-vous des pénalités de remboursement anticipé.